Il y en a tant dans le monde, des dictatures, des dictateurs, des opprimés, des oppresseurs, et des infos rares, beaucoup trop rares, quand elles nous parviennent !
Allez donc essayer d’avoir des infos sur la Birmanie.
Tant de massacres légaux ignorés que l’on ne découvre pas toujours.
Combien de meutres présidentiels non justifiés…
Alors, moi petit français basique, blanc de peau mais pas de coeur, malgré une situation « précaire » je me sens privilégié, dans un premier temps, par rapport à ce qui se passe ailleurs et un peu con, en 2ème lieu, de ne pouvoir rien faire sinon transmettre des infos, échanger, partager, soutenir.
Je me sens « mal » d’être là dans mon confort pendant que des êtres humains se soulèvent, se battent, se motivent, se révoltent sans plus distinction de couleur de peau, d’ethnie, de classe sociale.
J’aimerai partager, physiquement, être à leurs côtés, les aider, les soutenir, souffrir et vivre çà avec eux de l’intérieur.
Qu’y a t’il de plus beau qu’un peuple qui se soulève main dans la main pour un même combat, pour une cause commune.
Et quelle cause !!

Qu’y a t’il de plus beau, hormis le sourire d’un enfant, que cette volonté de liberté et de démocratie ?
Qu’y a t’il de plus beau qu’un peuple uni qui scande sa désapprobation de la dictature qu’ils subissent ?
Dans mon coeur il n’y a qu’une seule couleur, celle de l’amour et de la liberté.
Comment peut-on rester dans son salon sans bondir et avoir les larmes aux yeux quand on voit ce qui se passe en Tunisie, en Egypte en ce moment ?
D’autres pays suivent le mouvement, doucement certes mais l’idée est là.
N’oublions pas que lorsque sur Terre il n’y avait qu’un seul continent, il n’y avait qu’un seul et même peuple !
Je ne vais pas vous faire une leçon d’humanité ( je devrais peut-être ), mais des êtres humains se battent, meurent, pour un droit essentiel, fondamental et inaliénable !
N’ayons pas la mémoire courte non plus qu’il y a 222 ans ( donc en 1789 ) nous avons su nous révolter, nous unir, nous battre, mourir pour, finalement, gagner.

Je maudis cette société égoïste et égocentrique.
Il pourrait y avoir une révolution dans le quartier d’en face que çà ne changerait pas la vie de certains !
Des enfants meurent pour la LIBERTE !!
Alors OUI cette révolution me touche, profondément, en tant qu’être humain, humaniste, bouddhiste.
Peut-être parce que mes grands-parents, et donc ma mère petite, ont vécu longtemps à Mecnès au Maroc ( mon grand-père était aviateur ).
Peut-être, pour plein d’autres raisons trop longues à expliquer ici.
Si on m’avait dit un jour que je suivrai AlJazeera English à la télé…
Comme quoi il faut TOUJOURS être ouvert et ne pas avoir d’oeillères !
Je pense à vous toutes et tous, à tous les Diego qui luttent. se révoltent, se battent, crient, pleurent, meurent et gagnent aussi, désolé les larmes m’emportent…
J’écoute cette journaliste qui a été bombardée de cocktails molotovs, je vois ces enfants dans la rue scander le départ du Dictateur, que pourrais-je faire d’autre à part être ému, touché, scandalisé ?
N’oubliez pas mes ami(e)s, la Liberté n’a qu’une seule voie : Celle du Coeur ♥
Ne lâchez rien, n’écoutez pas les voies de la désinformation, ne vous laissez pas récupérer, soyez et restez libres !!
Mais on ne va pas finir sur une « mauvaise » note, on va terminer en chanson.
Et avec quelqu’un que vous connaissez et, j’espère, aimez.

Et un poème en prime :

Liberté de Paul Eluard
Liberté

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.
Paul Eluard
in Poésies et vérités 1942
Ed. de Minuit, 1942

Un petit message tout particulier à nos ami(e)s Linuxien(ne)s d’Afrique, du Maghreb, du moyen et proche orient, j’espère que tout le monde va bien.
Ne me dites pas Merci, je n’ai rien fait à part prendre un peu de mon temps pour témoigner ce que je ressens.
Et j’aurai pu dire tellement plus.
Si vous avez besoin de vous exprimer, cherchez un blog open, contactez-moi, ce sera avec grand plaisir.
« Hasta la Libertad Siempre »

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